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Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : lun. janv. 23, 2012 2:49 pm
par Elyna
Elikya a écrit :Par contre, j'ai l'impression qu'il existe un plafond de verre, un niveau supérieur auquel seul le talent permet d'accéder. J'ai l'impression qu'au bout d'un moment, tout l'acharnement du monde ne peut remplacer l'étincelle du génie. Mais j'ai bien conscience qu'il s'agit d'une opinion personnelle et impossible à vérifier.
Je suis d'accord avec toi. Ce que je voulais souligner surtout dans ma réponse à Eva, c'est le fait que pour moi, un texte "mauvais" à la base ne sera pas que passable s'il est retravaillé. Il peut devenir vraiment bon.
Après, je suis d'accord avec toi, je pense aussi que, comme pour tout, il existe un plafond de verre que seul ceux qui ont le truc, l'étincelle peuvent toucher.

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : lun. janv. 23, 2012 2:54 pm
par tigrette
Pour moi, le travail et le talent sont indispensables, mais ce sont deux choses différentes. Il faut aussi distinguer publication et qualité (des livres médiocres sont publiés, des chefs-d’œuvre sont publiés, d'autres ne sont pas publiés, des milliers de livres médiocres ne le sont pas non plus, on a tous les cas de figures) :

- certains ont des dispositions et la persévérance pour réussir à produire quelque chose de correct à force de travail. Mais au départ, il faut absolument que ces dispositions, ces aptitudes soit présentes. Elles peuvent, on est d'accord, s'affiner etc.
(Je crois être dans ce cas, un artisan de l'écriture qui se sert de ses aptitudes et les fait fructifier par le travail)

- certains ne réussiront pas parce même à force de travail, il leur manque un peu de créativité, d'originalité, d'instinct (c'est difficile à expliquer). Il est rare que celui qui ne sent pas un minimum auteur, ou "raconteur" s'engage dans cette voie, et sans doute cette personne saura par ailleurs dessiner, cuisiner, chanter ou concevoir des moteurs d'avion ou je ne sais quoi d'autre. Mais parfois, certains sont passionnés et travailleurs et le résultat n'est pas à la hauteur, ce qui ne veut pas dire que l'écriture en elle même n'est pas valorisante et enrichissante pour celui qui écrit.


- et enfin, d'autres ont une étincelle de "vrai" génie, cette flamme qui fait que leur oeuvre va devenir universelle, qu'elle va toucher ce qui a de plus profond chez chacun de nous. C'est rarissime, et sans travail derrière, souvent la flamme s'éteint.

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : lun. janv. 23, 2012 3:15 pm
par Dawood
Mouais...
Votre histoire de plafond que seuls quelques élus pourront percer et de génie dispatché parmi la population, ça ne me convainc pas vraiment.
Peut-être êtes-vous aveuglés par le génie que vous attribuez à vos idoles, qui vous fait penser que jamais vous ne les rejoindrez, mais cela reste votre point de vue. Votre voisin ne pensera peut-être pas que l'oeuvre de cet idole relève bien du génie. Ou peut-être le pensera-t-il mais pas pour la même oeuvre ! Que ce soit chez le même auteur ou chez un autre ! Génie = subjectif.
Malgré tout, comment pourrait-on essayer de définir le génie ? La somme du travail, de la technicité concernant son art, de la pertinence de l'auteur envers son thème, de sa sensibilité envers son sujet, de son vécu qui le rapproche de son oeuvre, etc... Du coup, il aura été génial ce coup-ci, ça ne veut pas dire qu'il le sera la prochaine fois. On a tous la possibilité d'être "génial" pour quelque chose, ça dépend de chacun. Il faut trouver son thème, son moment, son instant T, ou peut-être est-ce l'instant qui nous trouve. On a l'occasion d'être génial par rapport à quelque chose de précis, quelque chose qui s'accorde à notre personne, et ce (ou ces) quelque chose ne sont pas figés, ça fluctue au fur et à mesure que l'on vit.
Dans le même ordre d'idée, un tel génie ne sera considéré comme tel que par des gens qui partageront la même sensibilité, ou approchante, à qui le thème parlera, qui seront réceptifs à l'oeuvre au travers de ce qu'ils sont. Ce ne sera pas universel, donc. Des gens y resteront froids et hermétiques. Ça n'en fera pas des incultes ou des aveugles, mais l'art demeure subjectif, et nous ne sommes pas tous touchés par la même chose.
Bon je suis pas certain de m'être bien exprimé, mais j'espère que vous comprendrez mon point de vue.

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : lun. janv. 23, 2012 3:36 pm
par Aelys
Je crois que le débat n'est pas de savoir si tel ou tel auteur est un génie, mais s'il a du talent, ce qui pour moi est très différent.
Le talent (c'est-à-dire : est-ce qu'un texte est bon, est-ce qu'il tient la route, est-ce qu'il joue son rôle auprès des lecteurs) est assez objectif, il me semble. On voit très facilement quand on un texte est mauvais, et tout aussi vite quand il est bon - ce qui ne veut pas dire qu'il nous plaît à nous particulièrement, mais qu'on sait qu'il peut plaire à quelqu'un.
Après, il y a plein de textes qui se situent au milieu et qui sont plus difficiles à juger, mais ce n'est pas le sujet ici.

Bref, pour moi, quand on dit "ce type est un génie", c'est effectivement subjectif parce que ça veut dire qu'il a su nous parler, à nous. Mais quand on dit "il a du talent", on se fonde sur un certain nombre de critères objectifs (style, structure narrative, cohérence, personnages). Je crois que la question, c'est de savoir si ce talent est inné ou s'il vient après un énorme travail. Et je pense comme beaucoup qu'il faut des deux (mais aussi que la capacité de travail est elle-même un talent), je ne vais pas redévelopper ce que beaucoup ont très bien dit avant moi ;)

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : lun. janv. 23, 2012 3:38 pm
par ancz
Dawood a écrit :On a tous la possibilité d'être "génial" pour quelque chose, ça dépend de chacun. Il faut trouver son thème, son moment, son instant T, ou peut-être est-ce l'instant qui nous trouve. On a l'occasion d'être génial par rapport à quelque chose de précis, quelque chose qui s'accorde à notre personne, et ce (ou ces) quelque chose ne sont pas figés, ça fluctue au fur et à mesure que l'on vit.
Franchement, je ne suis pas d'accord avec ça. :) Il faut regarder la réalité en face, on n'est pas tous égaux et ça se constate presque tous les jours. Certains réussissent tout, d'autres ne réussissent jamais rien, la plupart se situe entre les deux. Il y a d'authentiques génies dans tous les domaines, il n'y a aucune raison que ça soit différent avec l'art en général et la littérature en particulier.

Pour revenir à la question initiale, s'il s'agit juste d'écrire, ça s'apprend. On apprend bien à faire des dissertations. Les anglo-saxons ont d'ailleurs pas mal démystifié l'écriture narrative. Mais pour ce qui sera d'être bon, voire très bon, voire exceptionnel au point de marquer durablement, là ça ne s'apprendra jamais.

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : lun. janv. 23, 2012 3:50 pm
par Milora
Moi je suis plutôt globalement d'accord avec Dawood :roll:

Mais (je me repète) je pense qu'il n'y a pas de réponse à la question. Juste des façons de vouloir considérer les choses. Donc - c'est rare quand je dis ça - on pourrait en discuter des heures sans que les uns ou les autres changent d'avis, parce que ça relève presque de la croyance...
Aelys a écrit :Je crois que le débat n'est pas de savoir si tel ou tel auteur est un génie, mais s'il a du talent, ce qui pour moi est très différent.
Le talent (c'est-à-dire : est-ce qu'un texte est bon, est-ce qu'il tient la route, est-ce qu'il joue son rôle auprès des lecteurs) est assez objectif, il me semble. On voit très facilement quand on un texte est mauvais, et tout aussi vite quand il est bon - ce qui ne veut pas dire qu'il nous plaît à nous particulièrement, mais qu'on sait qu'il peut plaire à quelqu'un.
Après, il y a plein de textes qui se situent au milieu et qui sont plus difficiles à juger, mais ce n'est pas le sujet ici.

Bref, pour moi, quand on dit "ce type est un génie", c'est effectivement subjectif parce que ça veut dire qu'il a su nous parler, à nous. Mais quand on dit "il a du talent", on se fonde sur un certain nombre de critères objectifs (style, structure narrative, cohérence, personnages). Je crois que la question, c'est de savoir si ce talent est inné ou s'il vient après un énorme travail. Et je pense comme beaucoup qu'il faut des deux (mais aussi que la capacité de travail est elle-même un talent), je ne vais pas redévelopper ce que beaucoup ont très bien dit avant moi ;)
Je pense que la discussion a dérivé sur le génie, parce qu'il a été plus ou moins dit qu'on pouvait être bon sans talent, mais qu'il fallait du talent pour être un génie (donc que le talent est la condition sine qua none du génie)... Si j'ai bien compris ^ ^

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : lun. janv. 23, 2012 3:55 pm
par Dawood
Aelys a écrit : Le talent (c'est-à-dire : est-ce qu'un texte est bon, est-ce qu'il tient la route, est-ce qu'il joue son rôle auprès des lecteurs) est assez objectif, il me semble. On voit très facilement quand on un texte est mauvais, et tout aussi vite quand il est bon - ce qui ne veut pas dire qu'il nous plaît à nous particulièrement, mais qu'on sait qu'il peut plaire à quelqu'un.
Après, il y a plein de textes qui se situent au milieu et qui sont plus difficiles à juger, mais ce n'est pas le sujet ici.
Okay, de ce point de vue, le talent tel que tu le décris, je l'apparenterais à la technique. Objectivement, on peut dire si un livre est bien construit, etc : il y a des codes, des shémas, bref, une technique à apprendre. C'est la même chose pour la composition musicale, pour le cinéma, etc. Et comme tu le dis très bien, même techniquement irréprochable, une oeuvre ne va pas forcément nous toucher. (par ailleurs, une oeuve imparfaite d'un point de vue technique peut dégager énormément d'un point de vue artistique, ou émotionnel !)

Bon, je crois que je vais arrêter d'intervenir, la question tourne un peu en boucle.
Bon débat à tous ! :)

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : lun. janv. 23, 2012 4:48 pm
par Beorn
Elikya a écrit :Par contre, j'ai l'impression qu'il existe un plafond de verre, un niveau supérieur auquel seul le talent permet d'accéder. J'ai l'impression qu'au bout d'un moment, tout l'acharnement du monde ne peut remplacer l'étincelle du génie. Mais j'ai bien conscience qu'il s'agit d'une opinion personnelle et impossible à vérifier.
Ce plafond de verre, je ne le crois pas incassable.
En revanche, je pense que pour le percer, il faut parfois autre chose que du travail.
Quoi exactement ? Un déclic, un livre lu, un évènement dans sa vie (naissance, décès, rupture, coup de foudre...), une amitié qui devient marquante, ou tout simplement, la lente maturation souterraine de l'esprit qui soudain accouche de quelque chose.

Certains auteurs sont restés obscurs et inconnus, jusqu'au livre qui les a soudain fait soudain décoller.
Bref, je pense qu'on peut réussir un jour ce qu'on avait toujours raté jusqu'à présent. Et que ce n'est pas "que" une question de travail (même s'il faut du travail aussi).
ancz a écrit :Il faut regarder la réalité en face, on n'est pas tous égaux et ça se constate presque tous les jours. Certains réussissent tout, d'autres ne réussissent jamais rien, la plupart se situe entre les deux.
Oui, mais si tu regardes la réalité en face, tu vois que ceux qui réussissent tout ont souvent un entourage qui s'est investi (les parents notamment, que ce soit dans ce domaine précis ou en général dans l'attention portée à leurs enfants), qu'ils ont souvent montré de la force de caractère qui leur a permis de surmonter les échecs et souvent prouvé leurs capacités de travail supérieures à la moyenne.

Donc ce que tu appelles "génie" (ou talent), je l'appelle moi, "acquis" - en partie acquis volontairement, en partie acquis par chance.

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : lun. janv. 23, 2012 5:03 pm
par ancz
Beorn a écrit : Oui, mais si tu regardes la réalité en face, tu vois que ceux qui réussissent tout ont souvent un entourage qui s'est investi (les parents notamment, que ce soit dans ce domaine précis ou en général dans l'attention portée à leurs enfants), qu'ils ont souvent montré de la force de caractère qui leur a permis de surmonter les échecs et souvent prouvé leurs capacités de travail supérieure à la moyenne.

Donc ce que tu appelles "génie" (ou talent), je l'appelle moi, "acquis" - en partie acquis volontairement, en partie acquis par chance.
Ah mais je suis d'accord. Ca rejoint ce que je dis depuis le début. Le travail (au sens le plus large possible) n'est pas une option.
Ceux qui réussissent sur le long terme sont forcément des gens qui ont cultivé leurs acquis.

De toute façon, on tourne en rond sur le sujet. :)
Le plus remarquable étant que personne ne considère que le talent est suffisant; on voit bien qu'on est sur un forum de gens qui écrivent :)

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : mar. janv. 24, 2012 7:21 am
par Macada
ancz a écrit :Le plus remarquable étant que personne ne considère que le talent est suffisant; on voit bien qu'on est sur un forum de gens qui écrivent :)
:D

J'ai voté "sûrement des deux".
Ne serait-ce que parce que si mes gènes (mon inné) étaient ceux d'un chat ou d'une mouche, ce ne seraient pas les bons pour être capable d'écrire.
Pour le reste - l'influence de notre individualité génétique, l'influence de notre vie/nos acquis personnels, notre motivation/intérêt, le développement ou non de méthodologies efficaces, conscientes ou inconscientes, de travail - je ne pense pas qu'il est faisable de les mesurer, ni non plus de définir leurs interactions.

Je me contente donc de ne pas être un chat et de me dire que puisque mon travail et ma pratique me font faire des progrès, que cette constatation est faite par tous les auteurs que je connais, ce sont des ingrédients indispensables et quantitativement très importants.

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : mar. janv. 24, 2012 9:34 am
par Stef-
Elyna a écrit :
Eva a écrit :Le texte d'un débutant peut être prometteur ou juste mauvais. Dans le premier cas, le travail doit permettre de concrétiser les promesses en question. Dans le second cas, on peut difficilement espérer plus qu'un résultat passable. Je simplifie beaucoup l'idée, évidemment (c'est rarement aussi tranché que ça).
Moi en revanche, je ne suis pas d'accord. Un texte mauvais au départ peut finir vraiment bon. Pas seulement passable.
Le style est mauvais ? Pour moi, le style se travaille, s'affine, s'enrichit (de nos lectures mais aussi de nos rencontres ou des remarques faites par un BL, par exemple). Donc un texte jugé mauvais à cause de son style peut très bien se trouver grandit après plusieurs corrections. Sentir le style s'apprend, àmha. C'est comme l'équilibre en équitation. Tout le monde ne sait pas comment tenir sur un cheval. Certains y arrivent plus facilement parce qu'ils sentent le trucs, d'autres non. Pour autant, ceux qui ne le savent pas de manière "instinctive" (à prendre avec des pincettes, je ne trouve plus le mot exact) peuvent l'apprendre. Et au final, l'assise des deux personnes peut être aussi bonne.
Le fond est mauvais ? Dans ce cas encore le fond se travaille. On a tous commencé avec des histoires bateaux et clichées qui se sont enrichies et complexifiées au fil de nos rencontres (humaines, littéraires, cinématographiques ou autres). On a tous "mal" commencé. Personne n'a l'Histoire du Siècle inscrite dans ses gènes.

Donc je ne suis vraiment pas d'accord avec ça. Pour moi, tout s'apprend. Je suis d'accord pour dire que certaines personnes sont plus enclines ou arrivent plus facilement dans tel ou tel domaine (que ce soit grâce à la famille, l'éducation reçue, l'anatomie ou autre) mais tout s'apprend. Il suffit de s'y mettre vraiment.
+1 ! :) Et ça veut dire quoi exactement, "prometteur"? N'est-on pas à 100% dans la subjectivité ? (comme le plafond de verre à dépasser...)
Beorn a écrit :
Elikya a écrit :Par contre, j'ai l'impression qu'il existe un plafond de verre, un niveau supérieur auquel seul le talent permet d'accéder. J'ai l'impression qu'au bout d'un moment, tout l'acharnement du monde ne peut remplacer l'étincelle du génie. Mais j'ai bien conscience qu'il s'agit d'une opinion personnelle et impossible à vérifier.
Ce plafond de verre, je ne le crois pas incassable.
En revanche, je pense que pour le percer, il faut parfois autre chose que du travail.
Quoi exactement ? Un déclic, un livre lu, un évènement dans sa vie (naissance, décès, rupture, coup de foudre...), une amitié qui devient marquante, ou tout simplement, la lente maturation souterraine de l'esprit qui soudain accouche de quelque chose.
Ce qui rejoint l'avis de Dawood, que je partage : on peut tous être "géniaux" à un moment ou un autre ? Je crois à ça. Et ceux au talent reconnu ont surtout tendance à parler de travail, plutôt que de talent, ou de génie, en général (après il y a toujours des gens imbus d'eux-mêmes ou qui vivent dans leur bulle)

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : mar. janv. 24, 2012 9:59 am
par ancz
Macada a écrit : Pour le reste - l'influence de notre individualité génétique, l'influence de notre vie/nos acquis personnels, notre motivation/intérêt, le développement ou non de méthodologies efficaces, conscientes ou inconscientes, de travail - je ne pense pas qu'il est faisable de les mesurer, ni non plus de définir leurs interactions.
C'est sûr que là on discute du sexe des anges. À titre individuel, il vaut mieux ne pas trop s'encombrer de considération philosophique et simplement faire du mieux possible. ;)

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : mar. janv. 24, 2012 11:48 am
par Beorn
Que le "talent" soit un acquis de la petite enfance ou inscrit dans nos gènes... C'est vrai que de toute façon, on n'y peut pas grand chose. ;)
Sur le travail "conscient" et volontaire, en revanche, il y a beaucoup à faire.

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : mar. janv. 24, 2012 12:36 pm
par Elle
Beorn a écrit : Sur le travail "conscient" et volontaire, en revanche, il y a beaucoup à faire.
+1000, ça j'en suis aussi fortement persuadée !

Re: Ecrire, talent inné ou travail acharné ?

Posté : mar. janv. 24, 2012 12:38 pm
par Zygomatique
Je prends au vol un débat qui me semble fort intéressant.

Si je peux apporter une contribution subjective, je dirais que l'intérêt pour la littérature est peut-être inné, et que tout démarre à ce stade.
Ensuite, j'évoquerais la piste de la quantité de lectures (on passe donc dans le domaine de l'acquis). Je pense que plus on lit, avec des lectures diversifiées et qualitatives, plus on engrange les fondements de l'écriture. Ensuite, la qualité de l'enseignement reçue dès le plus jeune âge est primordial. D'abord l'orthographe, le vocabulaire, puis les figures de style et leur usage...
Ensuite, au moment de l'écriture à proprement parlé... Je pense que c'est une question de travail acharné, en effet, pour autant qu'il y ait les bases décrites plus haut. Une forte concentration pour la cohésion, deux ou trois trucs à savoir pour la crédibilité des personnages par exemple... Et tellement, tellement de relectures, de coupes au couteau de chasse, de rajouts...